Jour 27. Partie 1 : Surveillez vos paroles ! – Job


Lire : Matthieu 15.18 ; Job 38.2, 40.8 ; Ecclésiaste 4.2


Job a dû être frappé de mutisme devant Dieu, lorsqu’à la fin de son épreuve, Dieu l’appelle à répondre des paroles insensées qu’il a échangées avec ses trois « consolateurs ». Dieu dit à Job : « Qui est celui qui obscurcit mes plans par des discours dépourvus de savoir ? … Voudrais-tu vraiment casser mon jugement ? Voudrais-tu me condamner pour te donner raison ? »

Job n’a pas péché par ses paroles quand il a perdu sa richesse, ses serviteurs, ou même ses précieux enfants. Il est encore resté irréprochable lorsqu’il a perdu sa santé. Même lorsque ses consolateurs sont arrivés, il allait bien. Ce n’est que lorsqu’il a ouvert la bouche qu’il a eu des ennuis avec Dieu.

Au cœur de la dispute entre Job et ses amis se trouve l’affirmation que Dieu est trop saint pour permettre aux justes de souffrir. Si la souffrance est le résultat d’un péché, Job doit en avoir commis un gros.

Job  fait valoir à juste titre que ses épreuves ne sont pas dues au péché. En fait, bien qu’il ne le sache pas, c’est précisément à cause de sa droiture – et non du péché – qu’il a été pris pour cible. Mais, comme c’est souvent le cas lors d’une dispute, chaque tentative frénétique de faire valoir un point de vue peut faire basculer au-delà de la vérité. En peu de temps, Job est ainsi apparu bien meilleur qu’il ne l’était en réalité, et Dieu a semblé injuste.

Le sage adage dit : « Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher, mais celui qui met un frein à ses lèvres est un homme avisé » (Proverbes 10.19).

Une autre dynamique a contribué à l’évolution progressive de Job vers l’erreur. Il s’agit de la puissance d’un mot une fois qu’il est prononcé. Avez-vous remarqué le pouvoir soudain qu’une pensée prend au moment où elle est prononcée ? Ainsi, plus Job s’entendait parler, plus il croyait à son hyperbole de plus en plus poussée.

Le fait de travailler en trois langues au fil des ans m’a permis d’acquérir une expérience approfondie de la mauvaise prononciation des mots. Après avoir été corrigé, je me suis parfois dit : « Je sais que je l’ai déjà entendu prononcer comme cela ». Après réflexion, je me rends compte que je l’avais entendu prononcer comme cela quand je l’avais moi-même dit ! Voici un exemple sans conséquence, mais qui illustre la puissance que prend une parole une fois qu’elle est prononcée.

Une fois que Job a réalisé son erreur, on peut l’imaginer secouant la tête en disant : « À quoi donc pensais-je ? » Ce n’est pas que Dieu ne puisse pas supporter d’entendre nos pensées incrédules, mais plutôt que nous, nous ne le pouvons peut-être pas. Nous devons faire attention à nos paroles.

Qu’en pensez-vous ?

  • Avez-vous remarqué le pouvoir soudain qu’une pensée peut prendre au moment où elle est exprimée ? Décrivez une expérience au cours de laquelle vous avez pu observer que, plus une chose est dite à haute voix, plus elle semble devenir puissante et même vraie.

  • Cela signifie-t-il que nous ne pourrons jamais exprimer à haute voix nos questions honnêtes, nos « réflexions plus anxieuses », et même nos doutes ?

  • Comment pouvons-nous éviter de nous égarer lorsque nous exprimons des pensées et des réflexions sincères sur notre foi ?


en partenariat avec Encompass World Partners

Vous aimez l'article ? Cliquez «J'aime» ou partagez l'article sur un réseau social. Vous nous aidez à le faire connaitre ;)

Auteur de l’article : Éditions Clé

Éditions Clé

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *