Jour 28. Partie 2 : Surveillez vos paroles ! – Jérémie et Jonas


Lire : Psaumes 94.11 ; 73.2, 15-17


Jérémie a été appelé l’Apôtre Paul de l’Ancien Testament parce que, comme Paul, il a été appelé dès le premier jour à souffrir. Jérémie peut également être associé à un autre prophète, le prophète Jonas. Mais dans ce cas, ce n’est pas dû aux similitudes, mais aux différences. Elles illustrent chacune un point important sur la prière dans la souffrance.

Outre le fait que Jérémie et Jonas soient tous deux prophètes et presque contemporains (Jonas a vécu 100 ans avant Jérémie), tout les oppose :

  • Jérémie obéit à l’appel de Dieu dès le premier jour tandis que Jonas fuit l’appel de Dieu le premier jour.
  • Jérémie aime son peuple et plaide auprès d’eux pour qu’ils écoutent Dieu, tandis que Jonas déteste les Ninivites et se met en colère quand ils écoutent Dieu.
  • Jérémie est persécuté et raillé par son peuple alors que Jonas est écouté et son message accepté par les Ninivites.

Ces deux prophètes très différents illustrent cependant la même vérité importante sur la prière dans la souffrance : nous pouvons être francs et honnêtes avec Dieu.

Jérémie accuse Dieu en disant : « J’ai dit : « Ah ! Seigneur Éternel ! Vraiment, tu as bien trompé ce peuple et Jérusalem » (Jérémie 4.10). À une autre occasion, il accuse Dieu de le tromper et de le dominer complètement (Jérémie 20.7) !

Quant à Jonas, sa réponse à l’appel de Dieu, bien que non verbale, est très claire : il s’enfuit, tout simplement ! Si l’absence de réponse verbale indique la réticence de Jonas à parler franchement avec Dieu, trois jours dans le ventre du poisson ont dû le guérir, car il semble plutôt volubile dans ses prières du dernier chapitre (Jonas 4) !

Pour en revenir à l’histoire de Job, il faut se demander pourquoi Dieu a accepté les objections franches, voire insidieuses, de Jérémie et de Jonas, mais a interpelé Job pour les siennes ?

La différence réside peut-être dans les auditeurs. Jérémie et Jonas ont tous deux parlé à Dieu alors que les paroles de Job ont été prononcées en public, à ses consolateurs. « Qui est celui qui obscurcit mes plans par des discours dépourvus de savoir ? » demande Dieu à Job… « Voudrais-tu vraiment casser mon jugement ? Voudrais-tu me condamner pour te donner raison ? » (Job 38.2 et 40.8) Le problème n’est pas que Dieu ne peut pas gérer nos « vraies » pensées, c’est plutôt que d’autres personnes peuvent ne pas en être capables. Le lieu pour exprimer des questions, des doutes et des accusations est devant Celui qui les connaît déjà, qui les entend déjà dans notre conscience. Mais il faut être doublement prudent lorsqu’on les exprime à quelqu’un d’autre.

Qu’en pensez-vous ?

Jérémie a accusé Dieu en face en disant : « Tu m’as trompé ! » et Jonas a également accusé Dieu d’avoir eu tort de pardonner aux méchants Ninivites. Pourtant, ni l’un ni l’autre n’ont reçu le « savon » que Dieu a passé à Job, qui a dénigré Dieu aux yeux des autres pour se justifier.

  • En quoi ces trois cas sont-ils différents ? Pourquoi Dieu a-t-il repris Job alors qu’il a semblé ignorer les accusations de Jérémie et de Jonas portées directement contre lui ?

  • Quelles leçons pouvons-nous tirer de ces exemples sur notre propre manière de nous plaindre de Dieu et devant Lui ?


en partenariat avec Encompass World Partners

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Auteur de l’article : Éditions Clé

Éditions Clé

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