Jackie – Préface de Nancy DeMoss de l’autobiographie de Jackie Hill Perry


Nancy DeMoss

Découvrez la préface de Nancy DeMoss, du livre «Jackie» publiée par les Éditions Clé.


Jackie Hill Perry et moi pouvions difficilement venir d’horizons plus différents.

C’est une milléniale, je suis une baby-boomer. Elle est noire, je suis blanche. Elle a été élevée par une mère célibataire et ignorée par un père absent qui ne savait absolument pas comment l’aimer. J’ai été élevée par des parents mariés, heureux, attentifs, qui s’aimaient et aimaient leurs enfants. Jackie a seize ans de moins que son unique frère, alors que j’ai six frères et sœurs plus jeunes que moi.

Jackie est une artiste hip-hop. Je suis une pianiste académique, dépourvue de tout sens du rythme, et je préfère nettement la musique d’avant 1910. Grâce à sa poésie naturelle, elle se sert des mots – avec une habileté éblouissante – pour peindre, sur la toile du cœur, des images à la fois provocatrices et évocatrices. Que je parle ou que j’écrive, mon style tient plus du discours organisé en points successifs et descriptifs.

Jackie a eu sa première expérience homosexuelle au lycée. Je n’ai pas souvenir d’avoir entendu le mot homosexuel ou d’avoir connu quelqu’un qui se revendique comme tel, avant d’avoir quitté le lycée depuis un certain temps. Elle n’a rencontré Jésus qu’à presque vingt ans ; je me souviens avoir fait confiance à Christ pour qu’il me sauve à quatre ans.

Ma collaboration avec Jackie m’a fait découvrir, entre autres choses, une grande richesse de vocabulaire. Je me souviens, par exemple, du jour où nous échangions par messagerie directe à propos d’un ministère dans lequel elle était engagée. Elle m’informa que ce ministère, c’était « trop de la bombe ». À quoi j’ai répondu : « Bombe ? » Ainsi qu’elle me l’a aimablement expliqué, je devais ignorer que cette expression signifie « formidable, extra ». (« Au temps pour moi, ai-je répondu. Contente qu’ils ne fabriquent pas de bombe ! ») Cela nous a bien fait rire.

Oui, notre amitié était improbable. Pourtant, aussi différentes que nous soyons à bien des égards, nos vies et nos cœurs étaient liés par notre besoin commun d’un Sauveur et par la grâce somptueuse que nous avions toutes deux reçue de Christ. Nous partagions également un même amour pour la Parole de Dieu, et nous aimions, en nous y accrochant, la saine doctrine, non seulement parce qu’elle est vraie et nécessaire, mais aussi parce qu’elle est belle et bonne. Il faut ajouter à tout ceci que le fait de constater la profondeur de son discernement et de sa sagesse ainsi que la façon dont Dieu a utilisé sa voix, claire et pleine d’assurance, a fait de moi une admiratrice de Jackie (et de Preston, son mari).

Par la grâce de Dieu, deux de mes livres (Ces mensonges qu’on nous fait croire – et ces vérités qui nous libèrent et Retrouver Dieu, la joie d’une foi renouvelée, écrit avec Tim Grissom), ont joué un rôle déterminant dans la croissance de Jackie lorsqu’elle était jeune convertie. Plus récemment, ses écrits, ses conférences et ses apports sur les réseaux sociaux ont contribué à ma propre croissance en tant que disciple. Ils ont approfondi mon amour pour Christ et ma compréhension de la différence que fait l’Évangile dans chaque partie et chaque parcelle de notre vie. J’ai donc été honorée quand Jackie m’a demandé d’écrire la préface de son premier livre.

Quand j’ai lu son manuscrit, je n’ai pas cessé d’interrompre mon cher époux, qui travaillait sur son ordinateur portable à côté de moi, pour partager avec lui des phrases et des paragraphes qui me fascinaient. « Elle voit des choses que les autres ne voient pas », disait Robert. C’est vrai. Nous sommes pour la plupart incapables de les décrire comme elle le fait.

Je dois reconnaître que j’ai tiqué la première fois que j’ai entendu le titre pour ce livre Gay Girl Good God [Fille Homosexuelle Dieu Bon]. Je l’ai mentalement repoussé – mais elle ne l’est plus, maintenant ! Plongée dans le manuscrit, j’ai fini par comprendre que c’est précisément de cela qu’il s’agit. Jackie décrit « qui elle était » avec honnêteté et franchise, posant ainsi le décor parfait pour éclairer et louer « qui Dieu a toujours été ». Sa compréhension des deux volets – sa condition misérable et l’amour rédempteur de la grâce de Dieu – et sa façon de l’exprimer sont solidement ancrées dans la vérité, telle que Dieu l’a révélée dans sa Parole.

Ce livre n’est pas fait pour être survolé ou lu en diagonale mais pour être savouré et médité, puisque Jackie utilise la lumière des Écritures et sa propre expérience pour analyser des faits tels que l’absence de père, le viol, l’attirance homosexuelle, l’identité, la tentation, la lutte contre la convoitise grâce à l’Évangile et la conception erronée de ce qu’est la féminité. De la première à la dernière page, elle attire l’attention sur un Sauveur qui aime les pécheurs et sur un Évangile qui sauve, transforme et protège ceux qui viennent à lui avec repentance et foi – que leur histoire ressemble ou non à la sienne.

Comme le conclut Jackie :

« Ce que Dieu a fait à mon âme mérite d’être raconté parce qu’Il mérite d’être connu. D’être rencontré. D’être écouté. D’être aimé, cru, et exalté… Vous dire ce que Dieu a fait pour mon âme revient à vous inviter à le louer avec moi. »

Alors, venez et voyez, écoutez, aimez, croyez et exaltez. Venez et adorez.

Nancy DeMoss Wolgemuth

Septembre 2018


Reproduction interdite. Copyright Jackie Hill Perry et Editions Clé. 2019

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Auteur de l’article : Éditions Clé

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