Pâques. Pourquoi Jésus est-il saisi d’effroi et d’angoisse avant sa mort ? Tim Keller


Alors que son exécution approche, Jésus est saisi d’effroi et d’angoisse (cf. Marc 14). Pourquoi ? Jésus est pourtant conscient de sa mission et il l’a acceptée. Afin de nous préparer à célébrer Pâques, réfléchissons au prix payé par le Christ.
Découvrez la réponse de Tim Keller extraite de son livre « Jésus, une royauté différente ».


LA COUPE

Les Grecs et les Romains nous ont transmis de nombreuses histoires de meneurs d’hommes et de héros confrontés à la mort. Ils ont tous, sans exception, fait preuve de calme et de sérénité dans leurs derniers instants. Pensez à Socrate, condamné à boire de la ciguë. L’histoire nous raconte qu’il a passé ses derniers moments à disserter avec ses amis, puis qu’il a ingéré le breuvage mortel avec une nonchalance déconcertante. En revanche, dans les œuvres littéraires écrites par des Juifs, comme 1 et 2 Maccabées, les héros ne sont pas impassibles devant la mort. Ils sont passionnés et courageux, louant Dieu quand ils sont mis en pièces par leurs persécuteurs. Rien dans ces deux traditions, pas plus que dans aucune autre tradition littéraire, ne ressemble au portrait que Marc brosse des dernières heures de Jésus face à la mort. Marc écrit :

Marc 14.32-36

Ils allèrent ensuite dans un lieu nommé Gethsémané, et Jésus dit à ses disciples : Asseyez-vous ici pendant que je prierai. Il prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il commença à être saisi d’effroi et d’angoisse. Il leur dit : Mon âme est triste jusqu’à la mort ; restez ici et veillez. Puis il s’avança un peu, se jeta contre terre et pria que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui. Il disait : Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe. Toutefois non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.

Jésus ouvre son cœur

Ici, juste avant son exécution, Jésus ouvre son cœur à ses disciples, à Dieu et aux lecteurs de l’Évangile. Il expose ses luttes, son agonie et ses peurs face à la mort. Il se tourne vers Dieu et le supplie : « Existe-t-il un moyen d’échapper à cette coupe ? Un moyen de m’épargner ces souffrances ? Dois-je vraiment remplir cette mission ? » Jusqu’ici, Jésus a toujours gardé la maîtrise sur toutes les situations auxquelles il a été confronté. Rien ne semblait l’avoir pris par surprise. Il a toujours su ce qui se passait et rien ne le déstabilisait. Mais soudain, nous lisons qu’il « commença à éprouver de la frayeur et des angoisses ». Le mot grec traduit par frayeur signifie en fait : « être étonné ». Repensez à ce qui précède dans l’Évangile selon Marc. Jésus a toujours été imperturbable. Mais là, tout à coup, il voit, il éprouve, il prend conscience de quelque chose qui le sidère.

Jésus est ainsi, nous dit le texte, « dans l’angoisse ». Le terme grec employé ici veut dire « être submergé d’horreur ». Imaginez que vous marchez dans la rue, et qu’au coin de la rue vous vous trouviez nez à nez avec le corps inanimé et atrocement mutilé d’une personne qui vous est chère. Que ressentiriez-vous ? Vous auriez la nausée. L’horreur vous envahirait comme une corde nouée à votre cou qui vous étoufferait. C’est ce que Jésus a éprouvé dans le jardin : « Mon âme est triste jusqu’à la mort ».

Le combat de Jésus est unique

Le combat de Jésus avant sa mort est unique, que ce soit dans les histoires antiques qui relatent la mort de personnages éminents ou dans l’histoire de l’Église. C’est étrange, n’est-ce pas ? Nous avons de nombreux récits d’hommes et de femmes chrétiens tués pour leur foi, qu’ils aient été jetés aux fauves, coupés en morceaux ou brûlés vifs. Bon nombre d’entre eux ont semblé affronter la mort d’une manière bien plus calme que Jésus. Prenez Polycarpe, évêque de Smyrne, un des premiers responsables chrétiens. À la fin de sa vie, il a été traîné devant un magistrat qui lui a annoncé qu’il serait brûlé vif. Il avait dit, en effet : « Je te donne une dernière chance : tu peux renier ta foi, te rétracter et échapper ainsi à la mort ». Des témoins ont noté la réponse de Polycarpe : « Tu me menaces d’un feu qui brûle une heure et s’éteint rapidement ; tu ne sais rien du feu du jugement à venir. Mais qu’attends-tu donc ? Va, fais ce que tu veux. » [RICHARDSON Cyril C., « The Martyrdom of Polycarp » dans Early Christian Fathers, New York, Macmillan, 1970, p. 153].

Ou prenez Nicolas Ridley et Hugh Latimer, condamnés au bûcher à cause de leur foi, à Oxford en 1555. Ils ont été attachés côte à côte et, lorsque le feu a été allumé sous leurs pieds, Latimer a dit : « Sois tranquille, Maître Ridley, et sois fort ; en ce jour, par la grâce de Dieu, nous allumerons en Angleterre une chandelle qui, je le crois, ne s’éteindra jamais ». [FOXE John, Le livre des martyrs, Montréal, 1896, 225 pages].

Comment se fait-il que tant de disciples de Jésus aient eu une « meilleure mort » que lui ? Il va sans dire que Jésus a dû affronter quelque chose que ni Polycarpe, Ridley et Latimer, ni aucun autre martyr n’a eu à éprouver.

Au-delà du supplice

Un événement est survenu dans le jardin ; le Fils de Dieu a vu, ressenti, deviné quelque chose qui l’a choqué, lui qui était inébranlable jusque là. De quoi s’agit-il ? Ce qu’il voyait était au-delà du supplice ou de la mort physique ; c’était si terrible que, comparativement, la douleur physique ressemblait à des piqûres de moustiques. La simple évocation de ce qu’il allait subir sur la croix l’oppressait. Ne savait-il pas qu’il allait mourir ? Si, mais il ne s’agit pas de connaissance intellectuelle. Bien sûr qu’il savait ce qui l’attendait ; il l’avait dit tant de fois aux disciples. Mais maintenant, il commençait à goûter ce qu’il allait subir sur la croix et cela surpassait de loin la torture physique ou la mort. Quelle est cette chose si horrifiante ? Elle se trouve au cœur même de sa prière, citée dans ce passage. Il dit : « Éloigne de moi cette coupe ».

Exclu de la présence de Dieu

Souvenez-vous, les écrits hébraïques se servent du mot « coupe » comme d’une métaphore pour la colère de Dieu déversée sur le mal. C’est l’image de la justice divine qui s’impose à l’injustice. Par exemple, en Ézéchiel 23.32-34, nous lisons : « Tu boiras la coupe […] large et profonde […] la coupe de désolation et de destruction […] et tu te déchireras le sein ». De même, en Ésaïe 51.22, Dieu parle de « la coupe d’étourdissement, la coupe de ma colère ». Toute sa vie, grâce à la danse éternelle entre Jésus, son Père et l’Esprit, chaque fois que Jésus s’est tourné vers son Père dans la prière, l’Esprit l’a inondé d’amour. Ce qui a eu lieu de façon visible et audible au baptême et à la transfiguration de Jésus a aussi eu lieu de façon invisible et inaudible chaque fois qu’il priait. Mais dans le jardin de Gethsémané, il se tourne vers le Père et tout ce qu’il voit devant lui est la colère, l’abîme, le gouffre, le néant de la coupe. Dieu est la source de l’amour, de la lumière, de la cohérence. Dès lors, être exclu de la présence de Dieu signifie être exclu de l’amour, de la lumière, de la cohérence. Jésus commence à expérimenter la désintégration spirituelle, cosmique et infinie qui aura lieu lorsqu’il sera séparé de son Père sur la croix. Il commence à éprouver un léger avant-goût de cette réalité, et il trébuche.

La colère de l’amour

À cet instant, peut-être pensez-vous : « Je n’aime pas l’idée de la colère de Dieu. Je préfère un Dieu d’amour ».

Le problème est que, si vous voulez un Dieu d’amour, vous avez forcément un Dieu de colère. Prenez le temps d’y réfléchir, s’il vous plaît. Les gens aimants peuvent se mettre en colère, non pas malgré, mais à cause de leur amour. En fait, plus vous aimez quelqu’un, plus vous êtes susceptible de vous fâcher. Vous ne l’avez jamais remarqué ? Quand vous voyez une personne qui est maltraitée, vous vous irritez. Quand vous voyez des gens qui se font du mal, vous vous mettez en colère, à cause de votre amour à leur égard. Vos sentiments d’amour et de justice vont de pair, ils ne s’opposent pas. Si vous voyez des gens s’autodétruire ou nuire à d’autres sans vous fâcher, c’est que leur sort vous est indifférent. Vous êtes trop centré sur vous, trop cynique, trop dur. Plus vous aimez les autres, plus vous serez courroucé contre ce qui leur fait du mal. Et plus le mal est grand, plus vous vous y opposerez.

Si Dieu est bon il doit être en colère contre le mal

Quand nous considérons la colère de Dieu, nous pensons en général à sa justice, et c’est normal. Les assoiffés de justice se fâchent lorsqu’ils la voient foulée aux pieds, et l’on attend d’un Dieu parfaitement juste qu’il agisse de même. Mais nous ne réfléchissons pas souvent au fait que sa colère est également une corrélation de son amour et de sa bonté. La Bible nous dit que Dieu aime tout ce qu’il a créé. C’est une des raisons pour laquelle il est en colère contre ce qu’il advient dans sa création ; il est en colère contre tout ce qui détruit ce qu’il aime et ce qu’il a créé, qui que ce soit ou quoi que ce soit. Son aptitude à aimer dépasse tellement la nôtre et l’accumulation du mal dans le monde est telle, que le mot colère est bien faible pour décrire ce que Dieu ressent lorsqu’il voit dans quel état est le monde. Il n’est donc pas logique de dire : « Je ne veux pas d’un Dieu en colère, mais d’un Dieu aimant ». En effet, si Dieu est aimant et bon, il doit être en colère contre le mal, suffisamment pour agir.

Quelle est votre valeur pour Dieu ?

Considérez également ceci : si vous ne croyez pas en un Dieu de colère, vous n’avez aucune idée de votre valeur. Je m’explique : Un dieu sans colère n’a nul besoin d’aller à la croix, d’endurer une agonie extrême et de mourir pour vous sauver. Imaginez à ma gauche un dieu à qui il ne coûte rien de vous aimer et, à ma droite le Dieu de la Bible qui, parce qu’il est en colère contre le mal, doit aller à la croix, prendre la dette sur lui, payer la rançon et souffrir des tourments inimaginables. Comment évaluer à quel point le « dieu sans colère » vous aime ou avoir une idée de ce que vous valez à ses yeux ? Son amour n’est qu’un concept. Vous n’avez aucune idée de sa qualité. Ce dieu n’a rien donné pour vous aimer. Mais quelle est votre valeur pour le Dieu de la Bible ? Elle est tellement élevée qu’il a accepté de descendre dans l’abîme.

C.S. Lewis en parle

C. S. Lewis a tenu une correspondance avec un certain Malcolm. Ces lettres ont été réunies dans le livre Lettres à Malcolm. Dans l’une d’elles, Malcolm a confessé être mal à l’aise avec l’idée que Dieu puisse se mettre en colère. Il trouvait plus utile de penser à la puissance et à la justice de Dieu comme à un fil électrique : « Le fil chargé d’électricité n’est pas en colère contre nous ; mais si nous le touchons par inadvertance, nous recevons un choc ». Lewis a répliqué : « Mon cher Malcolm, que croyez-vous avoir gagné en substituant l’image d’un fil électrique à celle d’une majesté en colère ? Vous nous avez condamnés au désespoir ; car si le courroucé peut pardonner, l’électricité n’a pas ce pouvoir… Transformez la colère de Dieu en une simple désapprobation éclairée, vous changerez aussi son amour en un simple humanitarisme. Le « feu qui consume » et « la beauté parfaite » s’évanouissent tous les deux. Il nous reste, à leur place, une directrice judicieuse ou un magistrat consciencieux. Cette vision de Dieu vient d’un esprit idéaliste… Toutes les analogies libératrices et « civilisatrices » ne servent qu’à nous égarer] ». [LEWIS C. S., Lettres à Malcolm : principalement sur la prière, Le Mont-Pèlerin, Suisse : Editions Raphaël, 2000, p. 148-149] Votre conception de l’amour de Dieu et de votre valeur à ses yeux sera à la mesure de votre compréhension de sa colère.

L’obéissance de l’amour

Nous sommes satisfaits quand la vie nous donne ce que nous désirons. On peut dire que la souffrance naît quand il y a un écart entre les désirs de notre cœur et les aléas de notre vie. Plus l’écart est grand, plus la douleur est intense. Que faites-vous quand l’écart devient fossé ? Vous pouvez changer la donne, quitter la voie qui vous mène aux tourments. Bien entendu, il arrive que cela soit la bonne solution ; il existe des situations qui doivent être transformées. Vous êtes peut-être pris dans une relation malsaine qu’il faudrait rompre ou du moins réorienter. Vous avez peut-être un problème de santé qui doit être vigoureusement traité. Nous ne devrions pas accepter tout ce qui nous arrive dans un mélange de fatalisme et passivité.

Fuir ?

Cependant, nombre d’entre nous ont pris l’habitude de gérer la plupart de nos souffrances en fuyant, en trahissant nos promesses ou en mettant fin à certaines relations. Nous essayons toujours d’aller là où nos désirs seront comblés, parce que nous considérons qu’ils sont prioritaires, ce qui rend tout le reste négociable. Nous serions prêts à tout pour ne pas souffrir. Le problème est que la vie est rarement disposée à nous aider. Trouvez une solution satisfaisante et dans six mois, il vous en faudra une autre.

Ou étouffer nos désir ?

Ni le noble octuple sentier du bouddhisme ni le stoïcisme de l’antiquité ne préconisent ce genre de réponse. Les deux affirment que celui qui évite toujours la souffrance manque de vertu et d’intégrité. Dire : « Dès qu’il existe une trop grande disparité entre mes désirs et les circonstances de ma vie, je changerai les circonstances », va à l’encontre de la plupart des enseignements religieux. Ces derniers enseignent au contraire que vous devez étouffer vos désirs, les maîtriser, pour devenir serein, détaché, désintéressé. Vous pourrez alors honorer vos promesses et rester sur la bonne voie. Selon ces préceptes, le destin est maître et les désirs ne sont qu’illusion. C’est pour cela que Socrate n’a pas bronché à la fin de sa vie. La vie lui importait peu. Il avait réussi à se détacher de lui-même.

Ni l’un ni l’autre…

Bien sûr, nous devons parfois étouffer nos désirs, car ils sont souvent destructeurs. Mais si nous les éliminons tous, nous éliminons également notre capacité à aimer ; or Dieu nous a créés pour aimer.

En observant Jésus dans le jardin de Gethsémané, on peut penser qu’il a choisi la première voie. Il s’est visiblement écarté de la voie du détachement, il s’épanche. Il est perdu et demande à Dieu, honnêtement et désespérément, de changer la suite des événements. Il implore, s’il est possible, que la coupe soit éloignée de lui. Il s’écrie : « Abba, Père […] tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe ». Il est aux prises avec le Père, lui demandant une issue, une autre façon de nous sauver sans avoir à passer lui-même par l’épée de la justice.

Jésus lutte et obéit

Mais à y regarder de plus près, il ne prend pas la situation en main. Il finit par obéir : il laisse le cours des événements à la volonté du Père et lui soumet ses désirs. Il dit à Dieu : « Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ». Il lutte, mais il obéit dans l’amour.

Il serait encore possible pour Jésus, à cette heure tardive, d’interrompre sa mission et de nous abandonner à notre triste sort. Mais il n’envisage pas cette option. Il supplie le Père de trouver un autre moyen d’accomplir ce qui doit être fait, mais il ne lui demande pas de tout arrêter. Pourquoi ? Parce qu’aussi horrible que soit cette coupe, il sait que son désir immédiat (être épargné) doit s’effacer devant son désir ultime (nous sauver).

Souvent, nos désirs les plus profonds en apparence ne sont, en fait, que nos désirs les plus tapageurs. Vous savez à quel point il est difficile de réfléchir sainement, notamment en cas de douleur intense ou de tentation extrême. Vous vous retournez contre ceux que vous aimez, vous prenez des décisions terriblement autodestructrices, vous dites et faites des choses dont vous savez pertinemment qu’elles vont blesser mais aussi déstabiliser les gens et les valeurs qui vous tiennent le plus à cœur.

«Non pas ma volonté, mais la tienne»

Mais Jésus ne se comporte pas ainsi face à un des moments de douleur personnelle les plus intenses de l’histoire du monde. Il dit : « Non pas ma volonté, mais la tienne ». Il ne dit pas à Dieu : « Je pense que tu as tort, mais je te laisse gagner cette fois-ci ». Non, sa réponse est : « J’ai confiance en toi malgré ce que je ressens en ce moment. Je sais que tes désirs sont aussi les miens. Fais ce que nous savons tous deux devoir être accompli ».

Ainsi, Jésus obéit à la volonté de Dieu de façon absolue. Non pas ma volonté, mais la tienne. Jésus soumet ses désirs les plus vibrants à ceux qui sont les plus profonds, en les plaçant entre les mains du Père. C’est comme s’il disait : « Si les circonstances de la vie ne satisfont pas les désirs actuels de mon cœur, je ne vais ni les étouffer ni me laisser vaincre par eux. Je sais que mes désirs ne seront jamais satisfaits en dehors du Père. Je lui ferai confiance et je lui obéirai en me plaçant entre ses mains, et j’avancerai ».

Jésus aime dans la souffrance

Jésus ne nie pas ses émotions, et il n’évite pas la souffrance. Il aime dans la souffrance. Du plus profond d’elle, il obéit par amour pour le Père, et par amour pour nous.

Quand vous aurez compris cela, plutôt que de nier vos désirs ou de modifier perpétuellement ce qui vous entoure, vous pourrez mettre votre confiance dans le Père quand vous souffrirez. Vous saurez que, puisque Jésus a accepté de boire la coupe, vos désirs les plus profonds et vos problèmes actuels vont continuer à converger jusqu’à leur union ultime au jour du festin éternel.

Jonathan Edwards en parle

Jonathan Edwards a décrit cette vérité ainsi, dans son grand sermon : « Christ’s Agony » (l’Agonie du Christ) :

[Dans le jardin de Gethsémané, Jésus] a vu de près cette fournaise de colère dans laquelle il serait bientôt jeté ; il fut amené jusqu’à l’entrée de la fournaise pour qu’il regarde à l’intérieur, pour qu’il voie ses flammes dévastatrices et ressente l’intensité de sa chaleur. Ainsi, il savait où il allait et ce qu’il s’apprêtait à souffrir… Deux choses rendent l’amour du Christ si merveilleux : premièrement, il était prêt à endurer de telles souffrances et, deuxièmement, il était prêt à les endurer pour permettre l’expiation de péchés si horribles. Si nous pouvons dire que le Christ, de lui-même et par choix, a enduré des souffrances si terribles… [il était] nécessaire qu’il ait une vision extraordinaire de leur intensité, avant de les subir. Ceci lui a été donné dans son agonie.


EDWARDS Jonathan, Christ’s Agony [L’agonie du Christ]. Vous pouvez le trouver sur www.ccel.org/ccel/edwards/sermons.agony.html.

L’amour de Christ ne déçoit pas

Cet amour, dont l’obéissance a été assez grande, large, haute et profonde pour pulvériser une montagne de colère divine, c’est l’amour que vous avez recherché toute votre vie. Aucun amour émanant de votre famille, de vos amis, de votre mère, de votre conjoint, ou de n’importe quelle relation romantique ne pourra vous satisfaire comme cet amour-là. Tout autre amour vous décevra un jour ; celui-ci ne le fera jamais.


Extrait du livre «Jésus une royauté différente».

Par Tim Keller [page 213 à 222].

Copyright Éditions Clé et Tim Keller. Reproduction interdite sur tout site.

Disponible aux Éditions Clé ou en librairie


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Auteur de l’article : Éditions Clé

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