Déconstruire les croyances dissolvantes (Timothy Keller) – part 1/2


Amener les non-croyants à Christ

Par Timothy Keller, Pasteur, Église Presbytérienne du Rédempteur

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Traduction française ©Éditions Clé. Éditeur de plusieurs livres de T. Keller.

* Note des Éditions Clé : le terme anglais « defeater », que nous avons traduit par « croyance dissolvante » ou « objection dissolvante » dans cet article, désigne une croyance ou une objection à la fois destructrice et victorieuse. La littérature philosophique traduit le terme « defeater » par « défaiseur » ou « défecteur ».

La structure d’« implausibilité » d’une culture

1. Les croyances dissolvantes*

Toute culture hostile au christianisme dispose d’un ensemble de croyances consensuelles qui semblent évidentes, et qui rendent automatiquement le christianisme « invraisemblable ». C’est ce que les philosophes appellent les « croyances dissolvantes ». Selon ce schéma, si la croyance A est vraie, la croyance B ne peut l’être en aucun cas.

Le christianisme est discrédité pour des motifs totalement opposés qui varient selon la culture. Ainsi, par exemple, en Occident (comme nous le verrons plus loin), il est largement admis que le christianisme ne peut être vrai, puisque l’opinion commune affirme qu’il ne peut y avoir qu’une seule « vraie » religion. Par contre, au Moyen Orient, personne n’a de problème avec l’idée qu’il n’y ait qu’une seule vraie religion. Cela ne semble nullement invraisemblable. Il est plutôt largement admis que le christianisme ne peut être vrai parce que la culture occidentale, basée sur le christianisme, est injuste et corrompue (les sceptiques devraient donc comprendre que leurs objections à l’encontre de la foi chrétienne sont en relation avec leur culture !). Ainsi, chaque culture a son propre ensemble de doutes basés sur ses propres croyances, qu’on appelle « objections » ou « problèmes » par rapport au christianisme.

Quand une culture développe un ensemble de croyances dissolvantes bien ancrées, elle devient une « structure d’implausibilité » culturelle. Dans ces sociétés, la plupart des gens n’imaginent pas qu’il est possible d’éprouver un quelconque intérêt pour le christianisme, ou qu’il pourrait leur apporter quelque chose. Ils savent juste que « cela ne peut pas être vrai ». C’est ce qui rend l’évangélisation dans des cultures hostiles tellement plus ardue et complexe qu’elle ne l’était dans la « chrétienté ». Dans notre culture occidentale, et dans des pays comme le Japon, l’Inde ou les pays musulmans, la structure dominante de l’« invraisemblance » du christianisme est très forte. Le christianisme semble tout simplement ridicule. En revanche, en Afrique, en Amérique latine ou en Chine, l’« invraisemblance » s’érode rapidement : les convictions largement répandues dans la société y rendent le christianisme crédible.

2. Comment traiter aujourd’hui cette structure d’« implausibilité »

Beaucoup de livres, traitant de la façon d’atteindre notre culture post-moderne, donnent l’impression que nos contemporains n’ont pratiquement pas besoin d’arguments. L’« apologétique » se résume à une communauté aimante, ou à la préoccupation sociale incarnée. Je ne peux nier que les post-modernes viennent à Christ par étapes, par relations, par mini-décisions, en « essayant » le christianisme. Leur raisonnement est davantage pragmatique qu’abstrait. Mais les livres qui s’opposent à tout argument semblent oublier que le pragmatisme extrême des non-chrétiens d’aujourd’hui fait partie d’une vision non chrétienne du monde. Notre culture post-Lumières croit en ce que l’on appelle l’individualisme expressif, c’est-à-dire : « C’est vrai si ça marche pour moi ». Ceci s’appuie bien entendu sur l’idée que la vérité et le vrai-ou-faux sont quelque chose que je découvre par moi-même et par ma propre conscience. Qu’en est-il alors de la déclaration selon laquelle « les post-modernes ne veulent pas d’arguments, mais veulent juste voir si ça marche pour eux » ? D’accord, comme avec toute forme de contextualisation, entrons à la manière des évangélistes – en nous adaptant partiellement – dans cette culture de l’individualisme expressif. Montrons-leur la réalité de vies transformées. Utilisons des récits plutôt que de longs enchaînements logiques.

Il faut remettre en cause la toute-puissance de la conscience individuelle.

Mais, à un moment donné, il faut remettre en cause la toute-puissance de la conscience individuelle. Jésus est Seigneur, pas ma propre conscience. À un certain moment, l’idée selon laquelle « c’est vrai si, et seulement si, ça marche pour moi » doit être remise en cause. Nous devons dire : « Oui, c’est vrai qu’à terme, à très très long terme, obéir à la vérité va « marcher » et nous conduire à la gloire, tandis que désobéir à la vérité « ne marchera pas » et nous conduira à la ruine. Mais à court terme (tout comme pour le reste de votre vie !), obéir à la vérité pourrait conduire à l’ostracisme, à la persécution ou à d’autres souffrances.

À New-York City, j’ai souvent vu des personnes déclarer leur foi et paraître tout à fait sincères, mais dès qu’elles se heurtaient à des conséquences difficiles à cause de leur foi en Christ (par exemple : ne pas saisir les occasions qui se présentent de changer de partenaire sexuel ou subir des revers professionnels), elles renonçaient à leur engagement chrétien. Et ce, probablement parce qu’aucun véritable changement profond n’était intervenu dans leur vision du monde. Elles avaient adapté Christ à leur vision du monde, au lieu d’adapter leur vision du monde à Christ. Elles se disaient croyantes simplement parce que le christianisme marchait alors pour elles, et non parce qu’elles avaient compris que c’était la vérité, que cela « marche » ou non cette année ! Elles n’avaient pas connu le pouvoir de la rencontre entre l’Évangile et leur vision individualiste du monde. Je pense que l’apologétique doit être « post-moderne ». Elle doit s’adapter aux sensibilités post-modernes. Mais elle doit aussi les remettre en cause. Il faut un débat. Le christianisme doit être compris en tant que vérité, même si une culture moins rationaliste n’exige pas de « preuves » aussi indiscutables qu’une société moderne occidentale plus ancienne.

Une approche « sandwich » pour partager l’Évangile

1. Annoncer l’Évangile en deux parties

Cela signifie donc qu’annoncer l’Évangile dans une culture donnée comporte deux parties : un aspect plus « négatif » et un aspect plus « positif ».

  • L’aspect plus négatif concerne l’« apologétique » : il consiste à déconstruire la structure d’implausibilité. En bref, vous devez montrer, dans les termes propres à la culture (c’est-à-dire à partir de leur définition de la justice, de la rationalité, du sens), que ses objections envers le christianisme ne tiennent pas.
  • L’aspect plus positif du partage de l’Évangile est de relier l’histoire de Jésus aux récits culturels de référence. En bref, vous devez montrer, dans le prolongement de ses idéaux, de ses espoirs et de ses convictions, que ce récit culturel ne connaîtra pas de dénouement et n’aura pas de « fin heureuse » en dehors de Christ.

2. Un sandwich à trois étages

Je pense cependant que la meilleure façon de présenter l’Évangile est une sorte d’approche « sandwich » de ces deux aspects. Ce qui suit suppose un parcours et une série de conversations entre vous et celui qui ne croit pas.

  • Bref résumé de l’Évangile : tout d’abord, l’Évangile doit être présenté brièvement, mais de manière si vivante et attrayante (et complètement ancrée dans son schéma culturel) que l’auditeur soit pratiquement amené à dire : « Ce serait merveilleux si c’était vrai, mais ça ne peut pas l’être ! » Tant qu’il n’en est pas là, vous ne pouvez pas travailler sur la structure d’implausibilité. Votre interlocuteur doit avoir une raison de vous écouter jusqu’au bout. C’est ce que génèrent les objections dissolvantes* : elles rendent les gens très peu patients envers toute présentation du christianisme. S’ils ne rencontrent pas une annonce de l’Évangile qui soit attrayante et captivante (et qui casse leurs stéréotypes), vous ne rencontrerez que leur indifférence lorsque vous essayerez de parler avec eux.
  • Démonter la structure d’implausibilité. Alvin Plantinga affirme avec sagesse que les gens n’évitent pas le christianisme parce qu’ils en ont vraiment étudié les enseignements et qu’ils les ont jugés insuffisants, mais parce que leur culture leur fournit une très grande plausibilité (par les médias, l’art, les compétences et les qualifications impressionnantes de ses représentants) permettant d’adhérer à une série de croyances dissolvantes qu’ils savent être vraies et, puisqu’elles sont vraies, le christianisme ne peut pas l’être. Les croyances dissolvantes majeures doivent être traitées clairement et rapidement, mais de manière convaincante. Ces croyances sont traitées quand l’auditeur a l’impression que vous avez présenté les objections contre le christianisme de manière encore plus claire et plus forte qu’il n’aurait pu lui-même le faire.
  • Une explication plus approfondie de la personne et de l’œuvre de Christ. Maintenant, si vous avez au moins réussi à ébranler les croyances dissolvantes dans la pensée de l’auditeur, vous pouvez recommencer à parler plus longuement de la création, de la chute, de la rédemption et de la restauration. Si vous tentez de faire de l’apologétique avant de faire une présentation rapide et attrayante de Christ, le regard de votre interlocuteur se figera et il s’ennuiera. Mais si vous vous lancez dans une très longue explication de la signification de la croix et de la résurrection de Christ, avant de vous être occupé de façon convaincante des croyances dissolvantes, ils ne vous écouteront pas non plus.
Résumé de l’approche : 
1- Un Évangile attrayant = un Évangile bref qui est en lien avec les récits fondamentaux de la culture.
2- Pourquoi le christianisme peut être vrai. Démonter les doutes et les croyances dissolvantes.
3- Le récit biblique de l’Évangile : un récit plus complet et approfondi.

 Le processus

1. L’Évangile en lien avec les références culturelles

Les doctrines de la création, du péché, de la grâce et de la foi doivent être présentées en relation avec les récits culturels de référence. Jésus doit être la réponse aux questions que pose la culture. N’oubliez pas : chaque présentation de l’Évangile présente Jésus comme étant la réponse à certaines questions fondamentales des cultures humaines, telles que : « Comment puis-je être pardonné ? » (individualisme moral occidental), « Comment puis-je être libre ? » (expression de l’individualisme post-moderne), ou « Comment pouvons-nous surmonter les forces mauvaises du monde ? » (Africains contemporains), etc. Chaque présentation de l’Évangile doit s’intégrer dans la culture, elle doit répondre à une préoccupation culturelle majeure, afin que vous soyez vraiment au diapason de ceux qui sont face à vous ! Le christianisme doit être présenté comme étant la réponse aux questions et aux aspirations primordiales de notre culture. Deux des préoccupations majeures sont :

Les préoccupations culturelles

  • Premièrement, la préoccupation de la liberté personnelle et l’identité. Nos contemporains se demandent : « Qui suis-je ? Je ne sais pas vraiment – mais je sais avec certitude que je dois être libre de créer ma propre identité et de donner un sens à ce que je suis. Quelle que soit ma spiritualité, elle doit me laisser libre de faire mes propres expériences, de chercher, et elle ne doit pas être “taille unique” ».
  • Deuxièmement, la préoccupation de l’unité dans la diversité. Nos contemporains demandent : « Comment pouvons-nous dépasser l’exclusion et l’exclusivisme ? Comment pouvons-nous vivre en paix dans un monde pluraliste ? Comment pouvons-nous partager le pouvoir au lieu de nous en servir pour dominer ? Comment accepter l’« autre », celui qui a un point de vue et une culture diamétralement opposés aux nôtres ? »

Les ressources de l’Évangile

  • Les richesses de l’Évangile pour la liberté personnelle.
    Dans La Maladie à la Mort, Kierkegaard dit que le péché revient à « construire son identité sur toute autre chose que Dieu », ce qui conduit à l’esclavage intérieur et à l’étroitesse d’esprit. Voilà une présentation de l’Évangile qui convient bien pour aujourd’hui. (Kierkegaard, comme Nietzsche et d’autres grands penseurs, était en avance d’un bon siècle !). Kierkegaard déconstruit aussi la religion et le moralisme, et les oppose à l’Évangile (voir ses « trois stades existentiels » : esthétique, éthique et religieux). Construire son identité sur quoi que ce soit de créé et de limité, plutôt que sur Dieu, conduit à le diviniser et à diaboliser quiconque ne l’a pas.
  • La réponse de l’Évangile pour vivre en paix.
    Si vous construisez principalement votre identité sur la classe sociale, la race, la culture ou vos réalisations, vous déprécierez et mépriserez quiconque n’a pas ce que vous estimez être la pierre de touche de votre propre importance. Par conséquent, construire votre identité sur Dieu vous attirera la haine de l’autre, le conflit social et l’oppression. Jonathan Edwards (un homme, lui aussi, en avance sur son temps) reconnaît que si votre plus grand amour va à votre nation, votre famille, votre carrière, ou même à votre implication religieuse, alors vous mépriserez les autres nations, familles, catégories sociales et religions. Si autre chose que Dieu est notre « bien suprême » (c’est-à-dire, si nous nous créons des idoles), alors nous devons diaboliser, ou du moins exclure, une partie de la création. Mais si Dieu est notre « bien suprême », alors nous sommes libres de développer un amour profond pour (comme le dit Edwards) « les êtres en général ». Si nous avons vraiment fait de Dieu notre Joie, notre Sauveur et notre Bien, nous aurons un même amour et une même joie envers toute créature, tout individu, tout groupe de personnes, et même envers la nature et les choses créées. En tout cas, aucune autre religion que le christianisme n’a de motivation plus puissante pour accepter les ennemis et l’ « autre ». Nous sommes la seule religion qui porte dans son cœur un homme qui meurt pour ses ennemis, leur pardonnant au lieu de les détruire. Ceci doit être présenté à notre culture comme une ressource unique pour vivre en paix dans une société pluraliste.
Résumé :
Comme nous l’avons dit plus haut, le regard des gens va se perdre dans le vide, si vous commencez votre présentation avec « les raisons pour lesquelles le christianisme est vrai ». Le christianisme doit d’abord leur paraître attractif pour qu’ils prêtent attention à un exposé intellectuellement crédible. L’auditeur doit en arriver à dire : « Ce serait formidable si c’était vrai ! mais, est-ce que c’est vrai ? ». Alors, et alors seulement, ils prêteront attention à une discussion portant sur la question de savoir « pourquoi » le christianisme est vrai. Ainsi, le christianisme doit d’abord être présenté de manière attractive et convaincante. Nous devons montrer à la culture occidentale post-moderne – avec ses aspirations à la liberté personnelle et à l’unité dans la diversité – que son « histoire » ne peut avoir de « fin heureuse » qu’en Jésus-Christ. Nous pourrons alors nous occuper des principales objections (« les défaitistes* ») en vigueur dans notre culture et qui rendent difficile de croire en la véracité du christianisme.

Voilà un exemple de présentation rapide de l’Évangile :

  • Pourquoi nous sommes sur terre. Le Dieu unique est une communauté, une Trinité de trois Personnes qui se connaissent, se respectent et s’aiment parfaitement, et qui, de ce fait, éprouvent une joie, une gloire et une paix infinies. Dieu a créé un monde bon, magnifique, rempli d’êtres qui partagent cette vie de joie et de paix en connaissant, servant et aimant Dieu, et en s’aimant les uns les autres.
  • Ce qui a mal tourné. Au lieu de cela, nous avons choisi de centrer nos vies sur nous-mêmes et sur la recherche de biens matériels, plutôt que sur Dieu et les autres. Ceci a conduit à la désintégration de la création et à la perte de la paix – avec nous-mêmes, entre nous, et avec la nature. Les guerres, la faim, la pauvreté, l’injustice, le racisme, l’amertume, l’absence de sens de la vie, le désespoir, la maladie et la mort en sont les symptômes.
  • Ce qui remet le monde à l’endroit. Ainsi, Dieu nous avait perdus, mais il a décidé de nous reconquérir. Il est entré dans l’Histoire en la personne de Jésus-Christ pour s’occuper de toutes les causes et conséquences de notre relation brisée avec Lui. Que ce soit par sa vie ou par le sacrifice de sa mort, il a montré la vie qui doit être la nôtre et nous sauve de celle que nous avons vécue. Par sa résurrection, il a démontré qui il était et nous a montré notre avenir : des corps nouveaux et de nouveaux cieux et une nouvelle terre complètement restaurés, où le monde sera rendu à une joie, une justice, une paix et une gloire totales.
  • Comment nous pouvons y participer. Entre sa première venue pour nous gagner et sa deuxième venue pour nous restaurer, nous vivons par la foi en lui. Quand nous croyons et nous appuyons sur l’œuvre et la vie de Jésus (plutôt que sur les nôtres) pour notre relation avec Dieu, la puissance de guérison de son royaume vient sur nous et commence son travail en nous. Christ nous donne une identité radicalement nouvelle, nous libérant aussi bien de notre auto-suffisance que de notre auto-condamnation. Cela nous permet d’accepter les gens que nous tenions à l’écart, et de briser la servitude vis-à-vis de tout (même les bonnes choses) ce qui nous dominait. Il nous introduit dans une nouvelle communauté qui nous donne un avant-goût partiel, mais réel, de la guérison du monde que Dieu accomplira au retour de Jésus.

>> Lire la suite – Déconstruire les croyances dissolvantes – part 2/2.


Pour aller plus loin :

Chrétien dans la culture d'aujourd'hui, Daniel Strange

Daniel Strange nous encourage à réfléchir de manière positive à nos interactions avec la culture environnante. Il apporte un cadre biblique et une méthode pratique pour alimenter notre réflexion et notre analyse culturelle chrétienne. Ainsi, la culture que nous « consommons » pourra non seulement nourrir notre foi, mais aussi nous servir de tremplin pour connecter l’Évangile au contexte culturel qui est le nôtre.

Disponible sur notre site ou en librairie.

Dieu, le débat essentiel, Timothy Keller

Il est temps d’examiner à nouveau la question de Dieu. Nous vivons à une époque qui valorise la rationalité, le progrès et le droit pour chacun de déterminer le sens de la vie, et de ses buts. La notion de Dieu ou d’une puissance supérieure a-t-elle un sens ? La foi ou la religion ont-elles quelque valeur à offrir ?

Disponible sur notre site ou en librairie.

Toutes les religions ne se valent-elles pas ? Pourquoi Dieu permet-il la souffrance ? Un Dieu d’amour a-t-il pu créer l’enfer ? Pourquoi le christianisme est-il si exclusif ? Dieu est-il à l’origine des guerres de religion ?

La raison est pour Dieu examine chacune de ces questions et révèle les présupposés qui leur sont associés.

Disponible en librairie ou sur notre site.

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Auteur de l’article : Éditions Clé

Éditions Clé

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