Répondre à l’appel (extrait de Une vie consacrée une nation transformée) de Dave Guiles



Un tramway semblable à celui que James Gribble a conduit dans les rues de Philadelphie, peu après avoir abandonné la ferme familiale pour chercher fortune.

Jour 1

4 – 5 février 1904, Philadelphie

Mais lève-toi et tiens-toi debout, car je te suis apparu pour faire de toi le serviteur et le témoin de ce que tu as vu et de ce que je te montrerai.

Actes 26.16

Lire : Actes 26.12-18


Ancien bâtiment de la First Brethren Church de Philadelphie. Bien que cette photo ait été prise 100 ans plus tard, vous pouvez encore voir les traces sur lesquelles James conduisait son tramway chaque jour.

Réfléchir

Nous sommes en 1904, et James Gribble, âgé de 21 ans, profite de sa nouvelle liberté. Le travail de conducteur de tramway à Philadelphie est bien moins exigeant que le travail dans la ferme qu’il a laissée à Mechanicsburg, et son salaire régulier lui donne la liberté de profiter d’une vie que ses amis au pays n’auraient pu imaginer.

Du moins jusqu’au jour où la tragédie frappe. Fort. Même si les tribunaux l’ont ensuite dégagé de toute responsabilité personnelle, James gardera pendant des années en mémoire les images frappantes de la femme qui est morte écrasée en descendant du tramway qu’il conduisait.

L’accident se produit un samedi soir. Le dimanche matin, James demande de l’aide dans une église locale, enfin prêt à admettre qu’il a besoin de Dieu. Il est baptisé le soir même. Le lundi, il ouvre sa Bible et découvre ce verset : « Allez dans le monde entier proclamer la bonne nouvelle à toute la création » (Marc 16.15) ! Pour James, le message est personnel et sans équivoque : Va, James Gribble, et proclame la Bonne Nouvelle en Afrique !

Plusieurs années s’écoulent avant que James ne prenne la plume pour réfléchir à l’importance de ce moment : « À moins que l’on ne reçoive un appel clair de Dieu après lui avoir définitivement abandonné notre volonté, il vaut mieux ne pas aller en Afrique. Le fait que j’y sois allé par la volonté de Dieu a été pour moi un soutien important et durable à de nombreuses reprises en Afrique. Les candidats doivent renoncer clairement et définitivement à leur volonté pour la livrer à celui qui a le droit de diriger leur vie ».

Quant au type de personnes que Dieu appelle, James observe que « les travailleurs peuvent être utilisés sur le terrain avec des degrés de qualification très différents. En vérité, nous vivons à une époque où Dieu manifeste les richesses abondantes de sa grâce. Nous, missionnaires, sommes pleins de taches et de défauts, et pourtant Dieu nous utilise pour accomplir le plus grand travail qui ait jamais été confié aux anges ou aux enfants des hommes. On dit que Livingstone était considéré comme un candidat peu prometteur pour l’Afrique ».

Quel est le rôle d’un appel pour déterminer qui devient missionnaire ? Les opinions peuvent être très divergentes. D’un côté, il y a ceux qui affirment qu’un appel missionnaire est si intensément personnel que personne ne devrait le remettre en question. De l’autre, il y a ceux qui rejettent complètement l’expérience comme étant trop subjective pour être utile. À la recherche de « preuves » visibles, ils affirment qu’un bon témoignage, une formation appropriée et une sensibilité interculturelle sont les meilleurs indicateurs pour discerner qui réussira sur le champ missionnaire.

Oui, le caractère, la formation, l’expérience, les dons, la persévérance et la flexibilité sont des ingrédients essentiels pour confirmer notre aptitude à exercer un ministère interculturel. Mais comme tout missionnaire aguerri vous le dira, lorsque les choses se corsent, ce qui nous permet de continuer, c’est la conviction profonde que Dieu – personnellement et spécifiquement – nous a commandé de partir.

En tant que missionnaire chevronné, James a écrit ces mots stimulants à un candidat qui espérait le rejoindre en Afrique : « Je vous recommande vivement, à vous et aux vôtres, d’apprendre à faire confiance à Dieu pour subvenir à vos besoins au jour le jour… Dieu s’intéresse personnellement à votre venue, sinon il ne vous aurait jamais appelé. Mais si Dieu ne vous a pas appelé, qui l’a fait ? Sûrement pas l’adversaire. Par conséquent, après avoir reçu une fois la parole de Dieu, que cela suffise et, à partir de ce moment, avancez vers le but qu’il vous a lui-même fixé ».

Mais une conviction ferme de notre vocation nous exemptera-t-elle d’obstacles ? James poursuit : « Souvenez-vous qu’un temps d’épreuve n’indique pas le moins du monde que Dieu vous a laissé tomber, mais il se peut qu’il cherche à savoir si vous allez le laisser tomber. Si vous mangez votre dernier morceau de pain, ne craignez pas que Dieu vous abandonne. Nombreux sont les enfants bien-aimés de Dieu qui ont fait cette expérience… Ma prière et mon plus profond désir sont que vous n’échouiez pas. Celui qui vous a appelé est fidèle et c’est lui qui agira ».

Répondre

Pour ceux qui partent :

  1. Pouvez-vous identifier le moment précis où vous avez senti un appel missionnaire clair et sans équivoque ? Si oui, dans quelles circonstances ? Qu’en avez-vous pensé ? Qu’avez-vous ressenti ? Qui a été la première personne avec qui vous avez partagé cette expérience ?
  2. Quel rôle ont joué d’autres personnes pour vous aider à évaluer votre aptitude à partir en tant que missionnaire ? Comment ont-ils confirmé votre appel ? Comment vous ont-ils mis au défi de grandir ?
  3. Comment pourriez-vous expliquer à un jeune qui cherche actuellement la volonté de Dieu pour sa vie, la façon dont Dieu conduit des hommes et des femmes vers la mission ? Pouvez-vous identifier aujourd’hui quelqu’un avec qui vous pourriez partager vos idées ?

Pour ceux qui envoient :

  1. Prenez un moment pour identifier les missionnaires potentiels dans votre sphère d’influence. Quelles sont les qualités que vous voyez dans leur vie et qui vous amènent à croire que Dieu les appelle peut-être à la mission ? Priez spécifiquement pour chacun d’entre eux, en demandant à Dieu de leur accorder la capacité d’entendre sa voix et de discerner son appel.
  2. Toute personne qui fait ses premiers pas pour devenir missionnaire se heurtera probablement à la résistance des membres de sa famille, à des problèmes de santé, à l’endettement, voire à la pression sociale de ses pairs. Quelles mesures spécifiques pourriez-vous prendre aujourd’hui pour les encourager à surmonter ces obstacles ?

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Auteur de l’article : Éditions Clé

Éditions Clé

1 commentaire sur “Répondre à l’appel (extrait de Une vie consacrée une nation transformée) de Dave Guiles

    Jadot Mbuta

    (02/11/2021 - 10:29)

    Trop édifiant, ce témoignage encourageant et motivant !

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